
Son corps fébrile étalé. Sa respiration brûlante sur les esquarres qu'il efface à mesure qu'elles s'impriment comme des empreintes bleues de condamné. C'est ce qu'il est à ce moment précis: prisonnier des lueurs qui apparaissent entre chaque grain de beauté. Ses pupilles entre les cuisses ouvertes pour que déchirent la pénombre et la brume les montagnes naissantes. C'est une tempête de vent qui l'emprisonne là. Loin sur sa route fermée entre d'autres shooters de Jack-abricot et des paroles tracées avec de la bave et du sperme, des mots qui grognent au ras le tapis, qui entrent en ressacs dans sa tête par d'autres voies et qui la touchent aussi sûrement que les lèvres gloutonnes qu'il referme autour de ses cils.
Deux barques arrimées dans la glaise des odeurs qui flottent. Entre les draps des mouvements arrêtés et le silence hébété d'une tempête qui s'achève. La route qui s'ouvre pour la laisser partir. Des yeux d'acier qui restent clos pour tenter de la retenir.
5 commentaires:
Difficile de commenter un texte pareil. Encore une fois. Ma première pensée à été de me dire "il y a des femmes qui ne connaîtront jamais ça". Et de trouver ça dommage.
soupir...
Puis-je seulement dire que je me délecte, ici ? Tu as poussé plus loin ton truc, dans ce texte. C'est une splendide torture.
Charlie: il y a des hommes qui ne connaîtront jamais ça non plus... et c'est effectivement dommage.
É: C'est à cause de toi et Gom'. Il suffit parfois d'une phrase pour changer les barrières en portes. :0)
Simonac!
Woah, je vais te le dire plus souvent de te laisser aller!
Enregistrer un commentaire