Je l'ai néanmoins invité à se joindre à nous. C'était jour de fête, après tout, et comme je voyais qu'il était déjà dans l'ambiance, je ne voulais pas le laisser seul à l'ombre. J'entendais les bouchons sauter et les verres tinter, c'était l'heure de l'apéro. J'avais envie de le garder sous la main pour divertir la compagnie. Je l'ai mis dans ma poche et je suis allée rejoindre mon équipe attablée devant un menu champêtre. J'ai déposé Boris près de moi et nous avons trinqué à tout: nul besoin de raisons faramineuses pour festoyer. Juché sur nos bouchons, il a immédiatement pris le plancher pendant que je m'efforçais de traduire ses histoires avec bonhomie. Ma patronne me regardait d'un air circonspect. Mes collègues aussi. Je leur ai expliqué la nature de ma relation avec les escargots et ils ont compris; ils n'en sont plus à une surprise près, avec moi.


Un peu avant l'heure du départ, je suis allée faire une dernière tournée des jardins avec lui. Il dodelinait de la tête, éreinté d'avoir tant parlé. Les voix des autres ricochaient au détour des sentiers. La terre était enfin sèche. Le soleil baissait.







Boris s'est endormi sur mon épaule. Je ne l'ai pas réveillé pour lui dire au revoir. Je l'ai seulement déposé sous une feuille de chardon.
4 commentaires:
Schlthlsh !
Tu as bien fait!
J'ai refait une tentative, pour le courriel... ça marché ? Sinon, j'utiliserai les grands moyens :)
Doodle
Boris est bien beau, tout transparent à coquillette jaune. a croquer. Qu'est-ce qu'il doit emballer point d'exclamation. Le cochon!
Bonjour,
haha j'ai été moins gentil que toi avec Hector (Échos de jardin (14))le cousin pas de classe de Boris et d'Ambroise :-)
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